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Un adolescent chinois est mort dans un de ces controversés centres de désintoxication à Internet

Mauvaise Haleine

Un jeune homme est décédé dans des circonstances mystérieuses, début août, alors qu’il venait d’arriver dans un de ces centres de désintoxication à Internet qui font polémique dans le pays depuis plusieurs mois en raison de leurs méthodes douteuses.

En Chine, les centres de « désintoxication » pour les jeunes gens accrocs à Internet aux jeux vidéo sont aussi populaires que polémiques, avec leurs pratiques non réglementées par l’État.

VOIR AUSSI : La Chine veut interdire le recours aux électrochocs dans les camps de désintoxication à Internet

De plus en plus addict à Internet, un jeune homme de 18 ans inquiétait ses parents, qui avaient décidé de l’envoyer quelques temps dans un établissement de sevrage près de la ville de Fuyang.

Accueilli le 3 août dans la structure où s’applique un mélange de « conseil psychologique et d’entraînement physique », le garçon a été transféré à l’hôpital à peine deux jours plus tard. Il est mort dans les heures qui ont suivi, ont indiqué des médias locaux.

L’autopsie a alors révélé plus de 20 blessures externes, d’autres internes. « Le corps de mon fils était complètement recouvert de cicatrices, de la tête aux pieds », raconte la mère, qui a pu voir la dépouille de son fils, au journal local Anhui Shangbao. « Quand j’ai envoyé mon fils dans ce centre il allait bien, comment a-t-il pu mourir en 48 heures ? »

Selon la presse locale, le directeur et quatre employés de l’établissement ont été arrêtés par la police, et la structure a été fermée au moins pour le temps de l’enquête.

Des méthodes douteuses pour soigner l’addiction

Cette tragédie vient conclure une polémique qui dure depuis des années sur les méthodes employées par ces centres de désintox pour « soigner » les jeunes. Selon plusieurs enquêtes locales, les méthodes militaires de certains lieux vont jusqu’à organiser des passages à tabac.

En janvier dernier, le gouvernement s’est emparé du problème et a commencé à rédiger une proposition de loi visant à interdire l’usage d’électrochocs dans ces établissements.

Le processus législatif est loin d’être arrivé à terme mais cela montre la volonté des autorités de maîtriser ces pratiques parfois mal connues. En effet, l’existence de centres privés non rattachés à des hôpitaux publics ou hors du contrôle de municipalités permet ces écarts.

Des centres malgré tout populaires

Ces méthodes douteuses et violentes ont beau être connues, de nombreux parents envoient encore leur enfant dans ces centres. Des observateurs extérieurs y voient l’absence de sensibilisation des familles et de proposition d’autres solutions d’accompagnement. « Certains parents refusent d’y voir [dans cette addiction] leur incapacité à éduquer, et préfèrent se tourner vers des tierces personnes pour résoudre le problème », résume un éditorial du Mingguang Daily, cité par la BBC.

De plus, les centres utilisent des « publicités puissantes émotionnellement », selon le chercheur Trent Bax de la Ewha Womans University qui a étudié le phénomène. « Les parents agissent aussi en réaction à leur peur de voir leur unique enfant tirer un trait sur son avenir parce qu’il n’a pas su arrêter de jouer et se mettre à étudier. »

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Source

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