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Si on écourtait nos nuits, on ferait sans doute moins de cauchemars

Mauvaise Haleine

Trop dormir n’est pas forcément signe d’une qualité de sommeil exceptionnelle. Bien au contraire : en dormant neuf heures ou plus, le nombre de cauchemars augmente, affirment des chercheurs britanniques dans une étude publiée le 15 juillet dernier.

Si les bonnes raisons de dormir plus ne manquent pas, celles pour moins dormir sont infimes, voire inexistantes. Enfin c’est ce qu’on pensait.

Des chercheurs viennent d’en trouver une : moins dormir, c’est s’assurer de faire moins de cauchemars. Eh oui, le sommeil prolongé aussi agréable soit-il ne vient pas sans désagréments, expliquent-ils dans une étude publiée dans la revue Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, samedi 15 juillet.

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D’après les scientifiques, lorsqu’on dort plus longtemps, le risque de faire des cauchemars augmente. Et avec lui, celui de se réveiller brusquement en sueur, affolé et perdu, très souvent incapable de restituer ce qu’il vient de se passer.

Les chercheurs ont fait remplir un questionnaire à un panel de 846 volontaires, sur deux semaines, renseignant leur qualité de vie, leurs problèmes et leur qualité de sommeil, comme le nombre d’heures dormies et les mauvais rêves s’étant produits.

« Les personnes ayant dormi plus de neuf heures faisaient le plus de cauchemars »

Première observation pas des plus surprenantes : stress et inquiétudes sont associés à une plus grande fréquence de cauchemars. Même lorsqu’ils semblent très souvent sortis de nulle part, les mauvais rêves s’inspirent donc bien des expériences réelles et des angoisses qu’elles suscitent, encore plus lorsqu’elles sont ruminées avant le coucher.

Mais là n’est pas la conclusion la plus intéressante. Car les chercheurs ont également déterminé que le nombre de cauchemars était corrélé au nombre d’heures de sommeil. Les personnes ayant dormi plus de neuf heures étaient celles qui faisaient le plus de cauchemar, et les scientifiques ont une explication très simple : les nuits longues sont celles qui intègrent et prolongent le cinquième et dernier stade du sommeil, dit paradoxal, ou REM (Rapide Eye Movement). Or, c’est au cours du sommeil paradoxal, quand la température corporelle se dérègle, quand les ondes électriques du cerveau et les mouvements oculaires s’accélèrent, que rêves et cauchemars sont les plus nombreux.

Alcool et sport semblent par ailleurs ne pas avoir d’impact sur les cauchemars. Une conclusion « surprise »  pour la chercheure Stephanie Rek, auteure de l’étude, qui évoque d’autres travaux ayant établi ce lien semblant aujourd’hui infondé. Des chercheurs s’étaient par le passé entendu sur le fait que l’alcool allongeait la phase REM et augmentait donc la probabilité de faire des cauchemars. « Cela mérite plus d’attention », affirme Stephanie Rek au New Scientist.

Tant pis pour les huit et neuf heures de sommeil érigées en graal, elles ne sont finalement pas aussi profitables qu’elles n’en ont l’air. Les nuits courtes sont peut être les plus apaisées.

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Si on écourtait nos nuits, on ferait sans doute moins de cauchemars
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