Stabiliser la glycémie : quelques astuces naturelles pour vous aider   -   Le tourisme généalogique québécois, à la rescousse des campagnes normandes ?   -   Où trouver des bornes de recharge électrique   -   Le glyphosate, cible d'un détournement vidéo drôle et déjanté   -   Existe-t-il une alternative aux radiateurs gourmands en énergie?   -   Voyage côté nature au Brésil : 3 sites écotouristiques à découvrir   -   Écotourisme à Cuba : l’une des meilleures façons de découvrir l'île   -   Zoom sur les bienfaits de la nature sur la santé   -   Des solutions pour mieux soulager la grippe   -   « Pourquoi le bio c'est cher ? » : enquête du Professeur Feuillage   -   En Charentes-Maritimes, il invente une bouteille 100% biodégradable   -   Enquête sur la méthode Monsanto   -   Ywaste transforme les déchets organiques en compost   -   Est-il possible de redonner vie aux aurochs, une espèce éteinte depuis le XVIIe siècle ?   -   Les tribulations de Curiosity sur la planète Mars, à la recherche de la vie   -   Les voitures autonomes s’apprêtent maintenant à envahir les rues de New York   -   Quand le supervolcan de Yellowstone se réveillera   -   Arrêtons d’être complices de l’obsolescence programmée, des alternatives existent !   -   Pesticides : à quoi s’exposent ceux qui habitent près des champs ?   -   Trois quart du miel est contaminé par des pesticides

Petit guide pour mieux connaître la dangerosité et les conditions de recyclage de nos plastiques

Mauvaise Haleine

Tout le monde est contre le plastique et c’est bien normal : son bilan écologique est catastrophique, c’est dangereux pour la santé et cela entraîne également des dérèglements hormonaux majeurs. Bref, le plastique c’est pas top. S’il est possible de réduire largement sa consommation, il est parfois impossible de l’éviter. Voici une petite typologie du plastique, histoire de mieux connaître l’ennemi.

Mettre le plastique avant les tests

Le principal problème de notre société, et de l’Homme, est que nous avons tendance à tout prendre pour acquis : nous pensons que tout est innocent jusqu’à preuve du contraire. La marche arrière semble alors être une terrible gueule de bois pour les industriels et pour la société toute entière. La plupart des substances chimiques ont été testées sur leurs fonctions premières et non sur tout le reste, et par tout le reste, entendons bien : leur toxicité. Il y a 50 ans, comment imaginer que le plastique, véritable baguette magique qui crée des objets nouveaux, fous, transparents, malléables à souhait, qui ouvre le champ des possibles et fait exploser la croissance, pouvait être nocif pour notre santé ?

Le plastique (entre autres), bourré de substances chimiques, fabriquait du jamais vu et une nouvelle ère. Aujourd’hui, notre corps en est bourré aussi, on retrouve des substances chimiques dans nos urines, notre sang, dans le liquide amniotique des femmes enceintes, le cordon ombilical ou même le lait maternel. Bref, nous nous sommes gavés de plastique jusqu’à ce qu’il rentre carrément dans la chaîne alimentaire via son ingestion par les animaux ou les particules qui se baladent : la faune avale du plastique à hauteur de 12 à 24 000 tonnes par an, soit près de 66 tonnes par jour. Par ailleurs, un immense continent de plastique (6 fois la France tout de même) squatte tranquillement le vortex du Pacifique. Tout cela sans compter que l’origine du plastique n’est autre que le pétrole, l’une des industries produisant le plus d’émissions de gaz à effet de serre au monde !

Pour plus d’infos sur les Perturbateurs endocriniens, rendez-vous sur notre dossier spécial ici.

A vos carnets de note !

La minute bien-être a publié un petit résumé permettant une révision des formes et compositions de plastique ainsi que leur dangerosité et leur facilité de recyclage. On les reconnaît grâce à leur affichage obligatoire sur tous types de plastique que l’on retrouve dans les produits de consommation au quotidien (triangles fléchés avec un chiffre au centre).

Pour le PET ou PETE (Polyéthylène Téréphtalate), chiffre 1 : signale la composition d’une bouteille recyclable qui peut libérer des métaux lourds affectant l’équilibre hormonal en cas d’utilisation fréquente. On le retrouve dans les sodas, boissons aux fruits et eaux minérales.

– Cool pour le recyclage, bien moins pour la santé !

Pour le PHD/PEHD (Polypropylène haute densité), chiffre 2 : plastiques composant les bouteilles semi-rigides qui ne libèrent aucun produit chimique ! Il est très utilisé pour les emballages de produits ménagers (détergents, lessives…), de liquides alimentaires (lait, soupe…) ou produits de toilette (shampoings, gel douche etc..). C’est le plastique le moins dangereux et aussi le plus recyclé ! En effet, après utilisation, il est broyé et transformé en granulés qui seront fondus afin de produire d’autres produits tels que des tubes, des flacons non alimentaires ou des bacs de collecte de déchets ménagers.

– On est ok pour le recyclage et sur un danger moindre pour la santé

Pour le PVC (Polychlorure de vinyle), chiffre 3 : présent sur les bouteilles rigides ou sur certains matériaux utilisés sur les fenêtres ou les portes par exemple, il est souple et flexible et libère deux produits chimiques toxiques qui se sont avérés être des perturbateurs endocriniens.

– A éviter

Pour le PEBD (Polyéthylène basse densité), chiffre 4 : c’est le plastique qui forme les sacs plastiques (à qui les gouvernements commencent ENFIN à mener la vie dure), les casiers à bouteille, les flacons, les jouets, les seaux, les cuvettes… il a une bonne résistance chimique et est inodore et incolore.

– Vous utilisez encore des sacs plastiques vous ?!

Pour le PP (Polypropylène), chiffre 5 : ce plastique permet de concevoir des pailles, des emballages de gâteaux, des emballages en plastique souple, des pots de yaourts, de la vaisselle plastique, des emballages de beurre ou de margarine – il est semi-transparent, résistant et léger, il retient l’humidité, la graisse ainsi que les produits chimiques.

– Ne se recycle pas ou très mal (sauf en industrie), excepté pour les bouchons

Pour le PS, chiffre 6 : on le retrouve souvent dans les emballages de nourriture à emporter, pots, barquettes… c’est un bon isolant – ce plastique est peu coûteux, léger, modulable et libère des substances cancérigènes.

– A éviter également – recyclable dans les faits mais très peu recyclé dans la pratique

Le chiffre 7 avertit l’utilisateur de la présence de PC ou autres plastiques : c’est le plus dangereux de la production alimentaire, un peu le fourre-tout des plastiques restants, qu’on retrouve dans les bouteilles réutilisables, les verres en plastique épais ou les biberons. Il contient des produits chimiques tels que le bisphénol A et risque de libérer des substances toxiques dans les aliments ou les boissons.

– On évite un maximum car il n’est pas recyclable et dangereux pour la santé

Tout ce qui est sacs plastiques, films plastiques enveloppant les revues, emballages, bouteilles d’eau etc. ne sont pas recyclables : ils sont trop légers et ne contiennent pas suffisamment de matière : ils ne sont pas rentables pour les entreprises de recyclage. Seuls bouteilles et flacons se recyclent aujourd’hui ! Attention ! Qui dit non-recyclable ne dit pas forcément non-valorisables !

Par ailleurs, la meilleure manière de valoriser les pots de yaourts ou les films en plastique qui entourent les bouteilles d’eau, c’est de les jeter dans la poubelle habituelle. Leur incinération (oui, cela pollue donc on évite le plastique en règle générale) aide à la combustion des autres déchets et font ainsi économiser du fuel et du gaz. Cela contribue à produire de l’énergie utilisée pour chauffer logements ou équipements collectifs.

Adoptez les bons gestes

Maintenant que vous êtes incollables sur les matières plastiques, à vous de dénicher les plastiques les moins dangereux pour la santé et les plus recyclables ! Pensez à trier automatiquement (c’est la base !), il y a des applications mobiles et des tonnes d’infos faciles à trouver les Internet si vous êtes un peu perdu. Sinon, on préfère les récipients réutilisables et on évite au maximum les matières plastiques.

A nous de changer nos comportements pour faire changer la production industrielle des matières plastiques ! C’est possible et nous sommes sur la bonne voie, le tri et la valorisation des déchets progresse chaque jour grâce à des milliers d’initiatives locales à travers le monde.

Source

Petit guide pour mieux connaître la dangerosité et les conditions de recyclage de nos plastiques
Noter cet article
Le portail ecolo et bio