Et si nous passions au bio ?

Mauvaise Haleine

Sans parabène, ni ingrédients artificiels, les cosmétiques biologiques prennent soin de notre peau, sans nuire à l’environnement.

Faites le test : prenez votre produit de beauté habituel et attardez-vous sur la liste des principes actifs. À moins d’être un Nobel de chimie, pas facile de savoir ce qu’on applique sur notre peau matin et soir. Une prise de conscience qui pousse de plus en plus de consommatrices à se tourner vers le bio. À raison, surtout, lorsque l’on sait que la cosmétique traditionnelle a la possibilité d’utiliser plus de 6 000 ingrédients alors que les normes drastiques d’Ecocert n’en autorisent que 260 ! Aujourd’hui, une femme sur cinq achète un produit de beauté bio. Pour en savoir plus, nous allons faire le point sur ce que cette déferlante verte pourrait nous apporter.

100 % naturel

Un cosmétique certifié bio doit contenir 95 % d’ingrédients naturels, dont 10 % bio, mais aussi être fabriqué dans des conditions  qui respectent l’environnement. Cependant, soyez bien attentif car certains soins utilisent un principe actif issu de l’agriculture biologique sans pour autant avoir une formule entièrement bio ! Il faut traquer le label de certification.

Bon pour la planète

Moins d’actifs, mais aussi moins de transports lors des différentes étapes. Ainsi, les marques s’arrangent pour regrouper tout dans un même lieu afin de réduire au maximum leur empreinte carbone. Quant à la biodégradabilité des formules, elle prime également. Par exemple, les gommages ne contiennent plus des billes en plastique, mais uniquement des extraits végétaux.

Peaux sensibles, attention !

Ce n’est pas parce que c’est bio que c’est plus sûr. En effet, la concentration en huiles et en plantes étant assez élevée, cela peut être allergisant. C’est pourquoi les peaux particulièrement sensibles doivent davantage se tourner vers des soins dermo-cosmétiques, exempts de tout composants pouvant entraîner une réaction.

Efficacité maximale

Nous avons longtemps cru que les crèmes bio étaient moins performantes. Faux et, preuve à l’appui, elles subissent les mêmes tests que les autres. De plus les marques réalisent de nombreuses études d’efficacité, sans pour autant les mettre toujours en avant : ce n’est pas dans leur philosophie et, parfois, aussi, pas dans leurs budgets.

Même texture que les soins traditionnels

Terminé, le temps des formules pâteuses et difficiles à appliquer. On ne voit aucune différence dans les gels ou les fluides, entre le bio et les autres. En revanche, il est encore difficile de réaliser des soins très nourrissants car il faut, pour lier l’eau et l’huile, des émulsionnants très puissants. Cependant, on arrive enfin à remplacer certains composants, comme la silicone par de la pulpe de baobab.

Un choix assez vaste

Crème bioMaquillage, parfums, soins…Le bio est partout, mais il a encore ses limites. Ainsi, en matière de crème solaire, comme il est interdit d’utiliser des filtres chimiques, ce type de cosmétiques est encore limité.

Cependant, certaines marques ont fait le choix du dioxyde de titane sous forme de nanoparticules. Pour combler les puristes, on commence à trouver sur les marchés des solaires à base d’huile de karanja qui absorbent les UV autant qu’un indice de protection 30.

L’intérêt ? Moins de filtres chimiques appliqués sur notre peau et intégrés par les poissions pendant nos bains de mer. Car, aujourd’hui, de plus en plus de réserves naturelles aquatiques interdisent de se baigner si l’on s’est mis une protection chargée en filtres d’origine chimique. Cela, afin de préserver la flore et la faune sous-marine.

Une innovation permanente

Depuis quelques années, le bio est de plus en plus innovant. Ainsi, on trouve de l’acide hyaluronique obtenu grâce à des bactéries. Et la chimie verte ouvre de grandes perspectives pour l’avenir. Par exemple, les voies de recherche ciblent le vernis, en remplaçant les composants issus de la pétrochimie par de la pulpe de bois, du maïs, du blé ou de la pomme de terre. malheureusement, pour qu’ils tiennent, brillent et résistent, il est encore impossible d’obtenir une formule 100% bio.

Une durée de vie semblable

Côté packaging, on trouve peu de pots, car le fait de tremper son doigt n’est pas très hygiénique. On privilégie les tubes,notamment en aluminium pour son aspect super protecteur. De plus, comme les ingrédients sont toujours d’une qualité maximale, nous avons une bonne synergie entre les huiles essentielles et les actifs, ce qui participe à  la longévité du produit. Côté conservateur, on mise sur l’acide citrique.

De plus en plus abordable

On reste dans une fourchette de prix cohérente par rapport aux actifs. Certains soins coûtent plus cher à fabriquer, car ils sont réalisés selon des principes très précis, avec toujours comme philosophie le respect de l’environnement et de l’humain. En payant parfois un peu plus, on participe à tout cela. D’ailleurs, c’est aussi un principe que l’on vient chercher : du bon, du sain pour sa peau et du moins nocif.

Et ça sent bon !

Le reproche du bio a longtemps été basé sur l’odeur des soins. Ceux-ci, gorgés de plantes actives, donc odorantes, offraient un sillage un peu trop présent. La palette olfactive est aujourd’hui plus large et certaines marques possèdent même leur propre parfumeur pour imaginer les fragrances des soins de demain.

Et si nous passions au bio ?
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